Elections 2023 : RDC, Jean-Marc Châtaigner insiste sur la transparence et la protection des défenseurs des droits de l’homme

Elections 2023 : RDC, Jean-Marc Châtaigner insiste sur la transparence et la protection des défenseurs des droits de l’homme

Afin d’éviter la montée des incidents au cours des prochaines échéances électorales prévues en 2023, Jean-Marc Châtaignier, l’ambassadeur de l’Union Européenne a demandé, dimanche 10 mai 2021, les autorités congolaises à commencer dès à présent à préparer l’organisation des élections transparentes, respectant l’échéance constitutionnelle de 2023 et la nécessité de protéger les civils, notamment les acteurs humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme dans les zones encore en conflits.

« A vos côtés aussi pour renforcer l’action d’une justice indépendante pouvant s’appuyer sur des forces de l’ordre respectées et respectueuses de la population. On dit des institutions qu’elles sont le produit de la sagesse accumulée des générations passées. Or, partout dans le monde, à un degré ou un autre, les institutions peinent à s’adapter aux changements si rapides de notre environnement naturel, humain et politique commun », a exhorté Jean-Marc Châtaigner qui s’exprimait à Kinshasa à l’occasion de la fête de l’Europe.

Une exhortation qui tombe à point nommé lorsqu’on se souvient des violences qui avaient émaillé les élections présidentielle et législatives organisées en 2018 dans le pays.

En son temps, Michelle Bachelet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) avait dénoncé les graves violations des droits humains à l’égard des humanitaires ainsi qu'aux partisans des partis politiques.

A Mbuji Mayi, dans la province du Kasaï oriental située au centre de la RDC, par exemple « un garçon de 16 ans aurait été tué par un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Le gouverneur de la province avait déployé des soldats et des policiers sur plusieurs routes pour empêcher la population de saluer un autre candidat à la présidence, Felix Tshisekedi », dénonçait ainsi Mme Bachelet à moins de dix jours des élections.

Se trouvaient également dans la ligne de mire des services des renseignements et des forces de sécurité, les défenseurs des droits de l’homme et les acteurs humanitaires suspectés de collusion avec l’opposition d’alors. Le cas de Laurent Mbuyi, un humanitaire qui travaillait dans le suivi et la sensibilisation de la population sur les processus électoraux au sein d’une ONG Internationale à Mbuji-Mayi. Enlevé et torturé par des individus se présentant comme des « agents des services », il n’eût la vie sauve que miraculeusement et resta séparé de sa famille pour fuir les menaces de mort non voilées qui lui parvenaient.

Propositions 

L’adresse de Jean-Marc Châtaignier vise à prévenir en 2023 ces genres d’incidents qui ont causé morts d’homme en 2018. C’est pourquoi le diplomate européen a rappelé aux autorités congolaises la nécessité:

- D’une bonne préparation et de l’organisation des prochaines élections que, tous, nous voulons libres, inclusives, transparentes et impartiales, respectant l’échéance constitutionnelle de 2023, avec l’inscription et l’adoption au calendrier parlementaire de cette année des réformes attendues de la Commission électorale nationale indépendante et de la loi électorale ;

- De La promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes
- De La protection de celles et ceux qui défendent les droits humains, qui veillent sur l'espace démocratique et œuvrent pour la dignité humaine de chaque femme, homme et enfant du pays.

« Aujourd'hui, avec le Gouvernement congolais, la société civile et ses autres partenaires, l’Union européenne s’honore d’apporter une assistance d'urgence aux défenseurs des droits humains dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo », a souligné M. Châtaignier.

La Rédaction

 

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