POINT DE VUE DE PATRICK ONOYA SUR LA SOLLICITATION DE L'OBTENTION DE 1.5 MILLIARDS DE DOLLARS AUPRES DU FMI PAR LE GOUVERNEMENT DE LA RDC (DOSSIER EN COURS DE NÉGOCIATION À PARIS)

POINT DE VUE DE PATRICK ONOYA SUR LA SOLLICITATION DE L'OBTENTION DE 1.5 MILLIARDS DE DOLLARS AUPRES DU FMI PAR LE GOUVERNEMENT DE LA RDC (DOSSIER EN COURS DE NÉGOCIATION À PARIS) -----------------------------------------

Entrer en programme avec le Fonds Monétaire international (FMI) est une bonne chose dans la mesure où cela est considéré comme un "tremplin " et non une solution définitil

En effet, en ce qui concerne l'Aide Publique au Développement, plusieurs chercheurs en économie du développement s'accordent sur le point suivant :

"AUCUN PAYS DU MONDE NE S'EST DÉJÀ DÉVELOPPÉ AVEC L'AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT "

Parmi les tenors de la défense de cette thèse, nous avons le Dr Dambisa MOYO, experte en économie internationale, qui s'étale longuement sur cette question dans son livre "Trade, Not Aid" et bien d'autres ouvrages.

● Remarque :

L'appui au développement ne peut en aucun cas remplacer les efforts "internes" des États d'Afrique subsaharienne à :

- Assurer une meilleure mobilisation des ressources fiscales et parafiscales ainsi que ;

- Promouvoir la production locale.

(Pour ne citer que ceux-là )

En ce qui concerne la mobilisation des ressources internes aux pays d'Afrique subsaharienne, le Dr Souleymane DIARRA, sur base d'une étude qu'il a effectué à l'occasion de la soutenance de sa thèse de doctorat en science économique sur le thème "Choc et mobilisation des recettes publiques dans les pays en développement ", ce dernier nous rapporte ce qui suit :

... A mesure que les pays à faible revenu [tel que la RDC] deviendront des pays émergents, ils devront renforcer en conséquence leur dispositif de recouvrement de recettes publiques pour financer les dépenses prioritaires, et poursuivre une politique de dépense conforme à leurs priorités stratégiques à mesure que l'aide diminue.

● Interprétation des propos du Dr Souleymabe DIARRA :

Pour un pays en développement sérieux, [tel que la RDC], la courbe de l'aide publique au développement doit être "décroissante" dans le temps ; tandis que la courbe de la capacité de mobilisation des recettes publiques par l'Etat doit être "croissante" dans temps avec un "point d'intersection " des deux courbes au cours d'une année x planifiée à l'avance.

Note :

C'EST POURQUOI NOUS DISONS QU'ENTRER EN PROGRAMME AVEC LE FMI DOIT ÊTRE UN TREMPLIN ET NON UNE SOLUTION DÉFINITIVE.

● Petite étude de cas :

De 2000 à 2006, le Ghana , le Malawi, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie ont reussi à créer un espace budgétaire considérable pour leurs pays respectifs en mobilisant des ressources internes accrues. (Tel que nous rapporte Dr Souleymane DIARRA dans sa thèse de doctorat présenté ci-haut.)

Par ailleurs, les expériences des pays africains cités ci-haut nous montrent que la mobilisation des recettes fiscales et parafiscales à travers la réduction du coulage des recettes de l'Etat et bien d'autres stratégies à mettre en place pour augmenter la capacité d'un pays à mobiliser les recettes publiques est un objectif "REALISTE et RÉALISABLE ".

Pour finir, nous encourageons une fois de plus le gouvernement SAMA LUKONDE à s'attaquer courageusement au coulage des recettes publiques afin de récupérer les 20 milliards de dollars qui échappentau trésor public chaque année en terme de corruption, fraude et de détournement.

Patrick T. Onoya
- Lobbyiste - Strategiste
- CEO du cabinet "Le Patron" basé à Dallas / Texas et Kinshasa / RDC
- Enseignant-Chercheur en Finances et Technologies (FinTech)

Bonne compréhension;

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