Elections en 2023 : Sylvere Boswa calme la tempête !

Elections en 2023 : Sylvere Boswa calme la tempête !

Dans leur dernier communiqué, les prélats catholiques avaient demandé à la présidence de la république de veiller sur la tenue des élections en 2023. Une communication qui n’a pas été bien digérée par le bureau de communication du Chef de l’Etat. Face à ce brouhaha, le Président du Parti Communiste Congolais (PCCO), Sylvere Boswa Isekombe, vient, dans sa première tribune du mois de mars, mettre les points sur les « i ».

D’ores-déjà, M. Boswa invite les uns et les autres à se focaliser sur l’essentiel qu’il qualifie d’un « but commun». A propos des prélats catholiques, il précise : « Hier comme aujourd'hui les princes de l'église catholique gardent le même langage : la paix, la bonne gouvernance, la démocratie, les élections crédibles, une CENI réellement indépendante, la justice pour tous, le social du peuple congolais, le respect des droits humains. Ils respectent bien leur crédo mais pourquoi une agitation lorsque ces prêtres rappellent à tout le monde de revenir sur le bon sens ».

ARRÊTEZ DE JOUER, ARBITRE VIENT DE SIFFLER LA PÉRIODE DE MI-TEMPS. CHERCHONS LE BUT QUALIFICATIF POUR RAMENER LA COUPE AU PAYS

En politique le peuple reste l'unique arbitre, le détenteur légitime du pouvoir, il détient sa constitution comme sifflet. L'arbitre est prêt de sanctionner la compétition évitons la violence et autres critiques contre les adversaires, l'essentiel dans une compétition c’est le but final. Simple évocation de la tenue des élections en 2023 dans le délai constitutionnel, il y'a agitation, mépris des autres, injure, communiqué contradictoire, condamnation et accusation mutuelle. Ici c’est la république démocratique du Congo, la démocratie est la nature de notre gouvernance de l'État.

L'intimidation est une stratégie improductive, qui peut avoir le pouvoir d'intimider la constitution d'un pays ? A quoi sert des slogans d'autres fois ; penalty, cartons rouges, jaunes, résistance au prix du sang pour réclamer les élections au Congo ? Hier comme aujourd'hui les princes de l'église catholique gardent le même langage : la paix, la bonne gouvernance, la démocratie, les élections crédibles, une CENI réellement indépendante, la justice pour tous, le social du peuple congolais, le respect des droits humains. Ils respectent bien leur crédo mais pourquoi une agitation lorsque ces prêtres rappellent à tout le monde de revenir sur le bon sens ? Ils restent constants dans leur vision de voir le Congo et je m'incline devant la fermeté de la CENCO pour la défense de leur ligne évangélique.

Lorsqu'une plateforme dispose réellement une majorité parlementaire c'est une garantie pour aller aux élections même les élections anticipées. Il n'y a que le diable qui a peur de la lumière du Christ. Celui qui a le peuple derrière lui accepte d'aller aux élections avec joie et sans violence car celui qui dirige un pays ou une province a toujours besoin de la paix. Des attaques, des menaces, des injures, des officines obscures, des attitudes partisanes n'arrêteront point la tenue des élections libres, transparentes et démocratique au Congo.

Maintenant que tout le monde voit clair sur les magouilles au sein de la commission électorale nationale indépendante, il ne faut pas compter sur la fraude et la tricherie. On ne trompe pas un peuple tout le temps. Il faut arrêter la stratégie de menace lorsqu'on parle des élections. Kinshasa n'est pas le Congo. Ce pays dispose tant des monstres qui n'ont jamais parlé. Respect à l'arbitre est une attitude responsable pour espérer apporter la victoire dans vos camps. On ne menace pas l'arbitre ni son sifflet. Le sifflet est roi, l'arbitre peut accorder un penalty même si vous apportez la violence le but peut venir à l'adversaire et vous perdez la compétition. Une démocratie sans élection n'existe pas. Eduquons nos militants car une fonction d'État est un lit d'hôpital, on occupe pour céder à une autre personne. Vouloir rester dans un lit d'hôpital alors que le médecin a déjà cédé à une autre personne est une attitude dangereuse .un signe de manque de rationalité et de cohérence dans le raisonnement. Prêchons la paix et non la violence car dans une guerre aucun cas peut sortir victorieux sans perte des vies humaines. Les spécialistes des guerres disent ceci : dans la guerre, on ne compte pas le nombre des cadavres mais la victoire. La violence et l'injustice dans le pays engendre la guerre et la guerre termine par la perte des vies humaines.

Ainsi, ceux qui aiment réellement ce pays doivent éviter le langage de la guerre. Seseko Seko dans une fonction d'État où même de l'église n'existe pas. Le bureau d'un homme d'État est un lit d'hôtel, ce n'est pas une propriété privée d'une famille politique. Vouloir rester éternellement au pouvoir sans respect de l'arbitre ni du sifflet de l'arbitre est une stratégie improductive. Les universitaires , les commerçants , les opérateurs économiques et les chômeurs qui attendent le sifflet de l'arbitre doivent savoir une chose ; si l'on veut solliciter auprès de la CENI ou auprès d'un parti politique de devenir candidat à l'action présidentielle ,de députation nationale, du gouvernorat ou autre ,il faut d'abord avoir la maitrise des problèmes du pays. Une fois au pouvoir on vient pour apporter des solutions aux différents problèmes du pays.

La stratégie d'accusation aux prédécesseurs est improductive. On entre au pouvoir généralement pour corriger les traces et les causes injustes laissés par les prédécesseurs. Il faut travailler au lieu d'incriminer les autres. Qui ne sait pas que la population vit dans la pauvreté ? Il n'existe pas des routes au Congo, absence d'infrastructures sanitaires, le chômage de la jeunesse, le manque d'électricité alors que nous avons Inga qui peut alimenter l'Afrique tout entière en électricité, une terre fertile avec une grande forêt capable de nourrir l'Afrique tout entière. Des minerais capable d'apporter une révolution technologie et capable de rendre le pays au rang d'une puissance mondiale. L'inconscience des universitaires qui bloque le développement du pays. Nous avons plusieurs problèmes et nous disposons des solutions sans compter à l'aide de la bande mondiale ou FMI. Qui ne voit pas que la guerre à l'est et l'insécurité est une conséquence d'une guerre économique infligée au Congo par l'Occident et les multinationales ? Qui ne sait pas ? Qui ne voit pas ? Celui qui veut devenir chef de l'État ou député n'accuse pas des gens mais travail pour faire la différence. Tout le monde parle des élections mais connaissez-vous les problèmes qui vous attendent une fois arrivée au pouvoir ? Au Congo la CENCO depuis Mobutu à toujours dénoncée et alertée l'opinion. Mais celui qui est au pouvoir doit travailler pour mériter la confiance du peuple. Des discours sans actions et symboles laissés pour un mandat d'un homme politique est une stratégie improductive. Travailler pour un changement est une logique d'un excellent dirigeant. Nous sommes dans une phase de mi-temps, pas d'agitation ni distraction, l'arbitre bientôt va siffler la fin du match pour une autre compétition. Avez-vous compris peuple congolais ? La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Boswa Isekombe Sylvere, Secrétaire Général de parti Communiste Congolais et Président de Front Uni des patriotes. Le lion au coeur rouge.

 

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