RDC : le Président Tshisekedi est un chrétien, a-t-il mal fait d'accepter les excuses de Christian Malard ?

Christian Malard, journaliste français

Que des réactions et des réactions sur les réseaux sociaux. Plus d’un s’étonnent de l’acceptation des excuses du Journaliste Malard, un commun de mortel en plus, par la Présidence de la RD Congo.

Le magazine Reveilcongo.net a enregistré sur son compte des messages et en a scruté autant sur la toile, même de ceux qui se disent «Intellectuels, politiques de premier rang, meneurs des troupes». Loin de laiser la liberté d'expression, à Kinshasa, les uns clament la culture du pardon, tandis que les autres trouvent que c'est un laisser-aller quand la Présidence " fléchit " aux propos de Christian Malard.

Pourtant, le tweet de porte-parole adjoint de la présidence, Tina Salama était clair :
«Excuses acceptées à Christian Malard que nous invitons par ailleurs à venir prochainement en RDC constater que depuis l’avènement du Président Tshisekedi au pouvoir : Plus de prisonniers politiques, liberté de la presse, décrispation politique, indépendance de la justice, État de droit en marche ».
Dans une nouvelle vidéo diffusée lundi dans la soirée par la chaîne I24 News, le journaliste français regrette ses propos « discourtois », selon le gouvernement congolais.
« J’ai tenu des propos qui ont heurté le président Tshisekedi, le président Kabila et le peuple congolais. Il y a des fois où la parole peut dépasser les pensées », avait déclaré M. Malard.
De sa propre initiative, le journaliste a présenté ses « sincères excuses » aux autorités et au peuple congolais.
« Je leur souhaite bonne continuation et courage en ce moment où le coronavirus ébranle l’humanité toute entière », avait-il ajouté.
Les propos tenus la semaine dernière par ce chroniqueur avaient choqué Kinshasa, qui par le biais de la ministre des affaires étrangères de la RDC, avait vivement protesté auprès de l’État d’Israël, pays d’origine du promoteur de la chaîne basée au Luxembourg. Marie Tumba Nzeza avait exigé les excuses publiques de la chaîne et du journaliste pour ses propos « mensongers ».

Orel Bikandem

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