Covid-19, Confinement: "Soyons miséricordieux envers celui qui est plus faible»

une image des africains à qui il faut être miséricordieux

Au cours de la messe qu'il a célébré ce dimanche, 18 avril, le souverain pontife a exhorté le monde à accorder un regard miséricordieux aux personnes les plus vulnérables pendant toute cette période de la pandémie. Le Pape François a exhorté à «construire un nouveau monde» en étant, à l’image  de la communauté chrétienne des origines décrite dans le livre des Actes des Apôtres, «miséricordieux envers celui qui est plus faible». Il ne s’agit pas d’une idéologie, c’est le christianisme, précise le Saint-Père.

 Ce virus de l’égoïsme indifférent

Face à «une lente et pénible récupération, suite à la pandémie», le Saint-Père met en garde contre le danger d’«oublier celui qui est resté en arrière». Le risque, insiste-t-il, serait d’être infecté par «un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent» qui peut porter «à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière».

Cependant, poursuit-il, cette pandémie nous rappelle qu’«il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement: c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière ! ».

Bâtir un monde miséricordieux envers les plus vulnérables
Le Pape François exhorte alors à «construire un nouveau monde» en étant, à l’image  de la communauté chrétienne des origines décrite dans le livre des Actes des Apôtres, «miséricordieux envers celui qui est plus faible». Il ne s’agit pas d’une idéologie, c’est le christianisme, précise le Saint-Père.

Déplorant qu’aujourd’hui, une petite partie de l’humanité soit allée de l’avant, tandis que la majorité est restée en arrière, le Pape souligne que cette épreuve offre l’occasion de préparer l’avenir de tous non pas en privilégiant «nos intérêts partisans» mais en remédiant à «l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière», en étant «miséricordieux envers celui qui est plus faible».

Sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne conclu le Saint-Père en souhaitant que «l’amour désarmé et désarmant de Jésus ressuscite le cœur du disciple et que nous aussi, comme l’apôtre Thomas, puissions accueillir la miséricorde, salut du monde».

Orel Bikandem

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