Riposte au Covid-19 : d'autres stars africaines s'ajoutent avec un message claire

Riposte au Covid-19 : d'autres stars africaines s'ajoutent avec un message claire

Du Burkina Faso au Rwanda, en passant par l’Algérie et le Tchad, de nombreux artistes et sportifs du continent africain mettent leur notoriété au service du combat contre la pandémie de Covid-19. Largement diffusée sur les réseaux sociaux, leur actions de sensibilisation prennent différentes formes, mais ont toutes le même objectif : alerter sur le danger du coronavirus.

C’est l’une des voix qui compte au Tchad et c’est naturellement qu'Aché Ahmat Moustapha (également connu sous le nom d’Aché Coelo) a prêté sa voix à une vidéo sur la prévention contre le coronavirus. Pour cette femme énergique de 34 ans engagée pour les droits de femmes en Afrique, le Covid-19 « n’est pas un petit virus ». « Mes frères et sœurs, le monde est à l’arrêt à cause du coronavirus », a rappelé cette sociologue et réalisatrice franco-tchadienne dans une vidéo qu’elle a produite pour ONU Info.

Si le message d’Aché Ahmat Moustapha s’adresse d’abord à la population tchadienne, elle insiste sur « la responsabilité individuelle et la responsabilité collective » face au coronavirus qui « n’est pas un simple virus ». Membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) d’Emmanuel Macron, elle maîtrise les codes de la communication et face caméra, le message est tranchant. « Protégeons-nous et protégeons les autres. Restons chez nous, respectons les gestes barrières », a-t-elle ajouté.

Devant la prolifération sur les réseaux sociaux de fausses informations sur le Covid-19, cette ancienne chargée de communication de l’UNICEF Kisenso au Tchad entend interpeller sur les stigmatisations et les fake news. « Evitons de propager, de partager des informations dont nous n’avons aucune fiabilité. Ça ne fait qu’attiser la peur », a-t-elle déclaré, avant de souligner qu’en ces moments, les Africains n’ont pas besoin d’avoir peur, mais « d’être forts ».

« Nous avons besoin d’être ensemble unis, pour pouvoir sortir de cette pandémie. Et nous allons y arriver », a-t-elle fait valoir.

Mouna N’Diaye : « Barrons la route au coronavirus » 

Au Burkina Faso,  Maimouna N’Diaye se veut tout aussi pédagogique pour vaincre le coronavirus. Cette comédienne burkinabé, qui a grandi en Guinée et est renommée dans toute l’Afrique de l’Ouest, insiste sur le danger de cette crise sanitaire. Si les risques épidémiques sont au cœur de bon nombre de séries et de films récents qui font étrangement écho à l’actualité, Maimouna N’Diaye souligne que « le coronavirus n’est pas une fiction » mais bien une réalité.

Et quand la fiction infecte la réalité, les mots de l’ancienne jurée de la 72e édition du Festival de Cannes sonne comme une piqûre de rappel. « S’il vous plait, barrons la route au coronavirus, en respectant les règles sanitaires. Si ce n’est pas nécessaire, ne sortez pas. Si vous devez sortir, portez un masque. Ne vous serrer pas la main. Respectez les distances d’un mètre à 1,5 mètre entre vous », a dit l’héroïne du septième art africain.

L’enjeu : mobiliser pour sensibiliser toute tranche de la population qui aurait tendance à se croire hors de danger. « S’il vous plaît, aidons le personnel de santé à nous sauver pour éviter la propagation du virus. Restez à la maison. Tous ensemble, soyons responsables. Barrons la route au coronavirus », a demandé Mouna N’Diaye qui poursuit également une carrière de réalisatrice.

Pour s’assurer que leurs messages soit reçus par un grand nombre de personnes, les célébrités africaines ont recours aux médias sociaux. Artiste ou sportif, elles se fendent d’une vidéo explicative avec au programme : le fameux lavage de main avec du savon ou un gel désinfectant ou l’éternuement dans le creux du coude.

Agalawal : « Le virus ne se déplace pas, ce sont nous les humains, qui le déplaçons »

Même mobilisation en Côte d’Ivoire où l’humoriste Agalawal se veut tout aussi direct. « Le coronavirus, c’est du sérieux » surtout que le monde « n’arrive pas encore à trouver le remède, le vaccin », a-t-il rappelé.

Alors que les spectacles sont annulés en raison de la pandémie, les humoristes comme l’« ambassadeur Agalawal » ont trouvé une autre façon de maintenir un sentiment de communauté avec le public. A l’heure du rassemblement « façon 2.0 », le comédien utilise parfois le réseau social Instagram pour distiller ses conseils sur la distanciation sociale.

« Cohabitation de gueule et puis narines, ce n’est pas facile. Mais on va faire comment ? Respectons les mesures barrières », a dit le maître du one-man-show ivoirien qui appelle à éviter les attroupements afin d’arrêter la propagation du Covid-19. « Car le virus ne se déplace pas. C’est nous, les humains, qui le déplaçons », a déclaré Agalawal dans un entretien accordé à ONU Info. Et « pour éviter la patrouille », il invite les Ivoiriens à rester chez eux et ainsi empêcher « de permettre au virus de toucher le maximum de personnes, en attendant qu’on trouve le remède à cette catastrophe humanitaire ».

A l’image des autres artistes ivoiriens, le chanteur Meiway sensibilise ses milliers de fans aux dangers de la pandémie. Le pionnier du style musical « Zoblazo » a ainsi lancé un appel aux populations africaines pour éviter la propagation du coronavirus.

« Que chacun prenne ses responsabilités. Si vous estimez qu’en bravant les gestes barrières, vous allez être sauvés de cette pandémie, allez-y. Maintenant si vous estimez qu’il y a une conduite à tenir pour survivre à cette pandémie, faites ce qu’il faut », a déclaré Meiway dans un entretien accordé à ONU Info.

Il y a quelques semaines déjà, Meiway (de son vrai nom Désiré Frédérik Ehui) avait invité ses milliers de fans à respecter les consignes de prévention et de sécurité. « Personne n’est à l’abri, cette catastrophe sanitaire nous concerne tous. Alors prenez bien soin de vous », peut-on lire sur sa page Instagram.

Lors de l’entretien qu’il a accordé à ONU Info, l’artiste ivoirien s’est dit inquiet sur les conséquences d’une situation sanitaire terrible surtout pour les artistes. « Le monde du spectacle est parmi les plus condamnés », a dit celui qui a du reporter ses spectacles marquant le 30e anniversaire de sa carrière musicale.

ONU News

 

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