RDC : « Covid-19 est-il venu corriger nos comportements ? »

RDC : « Covid-19 est-il venu corriger nos comportements ? »

Le professeur Adolphe Voto a, à travers une tribune, poussé loin ses réflexions sur la pandémie du coronavirus qui impose sa loi sur la société congolaise, imposant à tous des normes qui, hier, étaient difficiles d’appliquer.

En ce qui concerne l'organisation des obsèques en République Démocratique du Congo, ce professeur d'universités salue la mesure prise par le chef de l'Etat et souhaite sa pérennisation.
Selon lui "Nos deuil étaient devenus des fêtes où l'on venait parader avec ses belles voitures et exhiber des beaux habits. Et pour faire complet, de la nourriture était même servie aux centaines des participants et pour que la fête soit complète, on servait à boire et la fête pouvait continuer jusque tard. Un nouveau commerce à vu le jour à Kinshasa, des services funéraires qui offraient des salles mortuaires, des corbillards et des services des croques mots à des prix exorbitant. Des services qui pouvaient aller jusqu'à 10.000$, alors que le défunt n'a peut être pas bénéficié de 500$ de la famille pour se faire soigner".
Plusieurs congolais se sont joints à cet éminent professeur pour que cette mesure sur l'organisation des funérailles soit pérennisée sur toute l'étendue du territoire nationale. Le tout dans le souci aussi de faire respecter les mémoires des défunts.
Au sujet du transport, il fait savoir que « Les transports des personnes s'effectuaient à Kinshasa hors des normes acceptables pour des êtres humains. Les bus et autres taxi bus étaient bondés comme si on entassait du bétail. Et personne n'était  capable de régler cette situation ».

Et de renchérir corrélativement aux taxi-motos : « Le taxi moto, ce nouveau moyen de transport qui s'est imposé à Kinshasa, faute de mieux, s'effectuait  également hors normes. Les motards circulent sans permis de conduire et sans casque, les motos sans plaques d'immatriculation pouvaient transporter jusqu'à quatre passagers et passer sous le nez d'un agent de roulage qui faisait semblant de n'avoir rien vu ».

 Adolphe Voto déplore amèrement que « Les motos taxi pouvaient transporter toute une famille, avec des enfants à bas âge sur le guidon sans que cela n'offusque personne. Malgré de nombreux accidents qui n'ont occasionné des morts d'enfant sous les regards des parents, personne n'était capable d'arrêter ce danger permanent. Tout se résumait à la logique de débrouillardise et de misère qui la justifiait, sans penser à la sécurité humaine. A plusieurs reprises, l'autorité urbaine et la police ont tenté de lettre de l'ordre dans ce secteur mais ils se sont heurtés à la résidence des motards devenus plus puissants que l'Etat ».

Et finalement, «Il a fallu que le puissant coronavirus arrive pour raisonner tout le monde. Pourvu qu'après le coronavirus, nous ne revenons pas à la situation d'avant ».
Voilà, la réflexion de cet éminent professeur. Si, à quelques fois le malheur est bon, pourquoi, Félix Tshisekedi ne maintiendrait-il pas certaines mesures vivement applaudies par la population ? Plus d’un estiment que la voix du peuple serait exaucée après le passage du monstrueux corona et que, définitivement, Kinshasa revêtirait de sa plus belle robe datant !

Julio Kaluvanda

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