« Le baiser, je le fais payer »

« Le baiser, je le fais payer »

L’humanité célèbre ce lundi 6 juillet, la journée internationale du baiser, pratique importante dans un acte sexuel pour certains. Symbole d’amour et d’affection dans un couple ou dans une famille, pour d'autres. Mais quid des professionnelles du sexe, elles qui s'adonnent à l'acte sexuel pour des besoins pécuniaires plutôt qu'affectifs ? Tentative de réponse.

Magalie, 21 ans, est professionnelle du sexe que santesexuelle.cd a approchée dans la commune de Kasa-Vubu, non loin du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Kalamu.

Pour arracher son témoignage, elle a exigé un paiement. « Rester là quelques temps à répondre à vos questions peut me faire perdre au moins cinq (5) clients », lance-t-elle dans un franc-parler implacable.

« J’arrive sur terrain déjà à partir de 18 heures. Et là, si j’ai la grâce, mon premier client peut venir vers moi quelques minutes seulement. Mais ça dépend des jours. Le week-end c’est beaucoup mieux », raconte finalement après avoir touché son frais exigé.

"Rien n'est gratuit"

Effectivement, nous sommes un jour de week-end et la notion du " temps, c'est de l'argent", n'a jamais été aussi réelle pour elle. Même si, avoue-t-elle, le Coronavirus, avec la fermeture des buvettes, diminue quelque peu l'affluence habituelle de ses potentiels "clients".

« C’est toujours bon lorsque les terrasses sont ouvertes, car nos clients potentiels, ce sont tous ces jeunes qui se saoulent là-bas et viennent vers nous. Mais sinon, on arrive à s’en sortir. »

As-tu un montant fixe pour tes « clients » ? « Humm… Ici, nous nous sommes organisés avec des amies. Nos prix sont presque les mêmes, mais les clients ont aussi droit à la parole », relativise-t-elle. Et d'ajouter: « On a plusieurs montants selon aussi le nombre de "coups". Mais pour ceux qui veulent nous emmener à des endroits de leur choix, nous facturons autrement et cela selon un espace de temps bien défini à l'avance. »

Et dans l'activité de Magalie, le baiser n'est rien d'autre qu' un moyen de gagner de l'argent supplémentaire.

« Le baiser, je le fais payer. C’est sensationnel. Ça excite davantage. Et pour tout ça, je préfère qu’on me paie, car je peux continuer avec mon client jusqu’à plusieurs coups. J’aime bien le baiser, mais c’est toujours payant, comme on le fait pour toucher mes seins. Ma bouche, je ne la donne pas à tout le monde. Ren n’est gratuit », martèle-t-elle.

Ce sera les derniers mots de Magalie, pressée d'aller répondre à un rendez-vous d'un "client".

Altesse Makambo/Santesexuelle.cd

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