RDC : aucune Nation ne se construit par des violences sexuelles à répétition !

RDC : aucune nation ne se construit par des violences !

« Elle a 16 ans à Kinshasa devait aussi passé son TENAFEP cette année.
Elle a été violée par un homme en uniforme FARDC mari de sa mère pendant le confinement, se retrouve enceinte de 4 mois et ne pourra pas passé ses examens », déplore Anny T. Modi.
Et de se féliciter : « Nous saluons l’équipe de l’hôpital de référence de Kintambo pour leur prestation des services de qualité dont a bénéficié notre survivante ».

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la violence sexuelle comme suit : « Tout acte sexuel, tentative pour obtenir un acte sexuel, commentaire ou avances de nature sexuelle, ou actes visant à un trafic ou autrement dirigés contre la sexualité d’une personne en utilisant la coercition, commis par une personne indépendamment de sa relation avec la victime, dans tout contexte, y compris, mais sans s’y limiter, le foyer et le travail ».

La violence sexuelle couvre les actes allant du harcèlement verbal à la pénétration forcée, ainsi que des formes de contrainte très variées allant de la pression et de l’intimidation sociale jusqu’à la force physique. La violence sexuelle comprend notamment, le viol conjugal ou commis par un petit ami ; le viol commis par des étrangers ou des connaissances ; les avances sexuelles importunes ou le harcèlement sexuel (à l’école, au travail, etc.) ; le viol systématique, l’esclavage sexuel et d’autres formes de violence particulièrement répandues lors des conflits armés (par ex., la grossesse forcée) ; la violence sexuelle à l’encontre des personnes handicapées physiques ou mentales ; le viol et les sévices sexuels infligés aux enfants ; les formes dites « coutumières » de violence sexuelle, telles que le mariage ou la cohabitation forcés ou la coutume de l’héritage de l’épouse.

Quelles sont les meilleures approches pour mettre fin à la violence sexuelle ?

Par le passé, les approches de la violence sexuelle se sont surtout concentrées sur le système de justice pénale ; mais un mouvement général s’opère actuellement vers une approche axée sur la santé publique, qui reconnaît que la violence n’est pas le résultat d’un seul facteur de risque, mais le produit de plusieurs qui interagissent aux niveaux individuel, relationnel et communautaire/sociétal. Par conséquent, résoudre le problème de la violence sexuelle exige des actions concertées de secteurs très divers, notamment la santé, l’éducation, les services sociaux et la justice pénale. L’approche de la santé publique vise à offrir de meilleurs soins et davantage de sécurité à des populations entières et se concentre essentiellement sur la prévention, tout en veillant à ce que les personnes confrontées à la violence aient accès aux services et au soutien appropriés.

Réveillons-nous !!

Orel Bikandem

 

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