Ecouter le poète : «Chaque jour qui passe, je pleure sans cesse. Je coule des larmes en tout sens », une œuvre ravissante de Fabrice Lukamba

Ecouter le poète : «Chaque jour qui passe,  je pleure sans cesse. Je coule des larmes en tout sens », une œuvre ravissante de Fabrice Lukamba

Originaire de la République démocratique du Congo, Journaliste-écrivain et licencié en Sciences de l'Information et de la Communication de l'Université de Kinshasa, Fabrice Lukamba vient de publier un recueil de poèmes intitulé "Écoutez le poète", aux éditions Le Lys bleu, en France. Le recueil contient au total dix-sept (17) poèmes.  Le Poète a, non seulement parlé des maux qui rongent les sociétés africaines, notamment, les guerres, l’injustice sociales, les violences de toutes sortes etc. mais il a également abordé d'autres thèmes emblématiques dont la beauté de la nature, l'amour, la joie, la paix etc. Le Recueil est publié dans quelques librairies de France et sur quelques plateformes de vente en ligne (Amazon, Fnac, chapitre. com, etc.).

Ci-dessous, l’extrait de trois poèmes consacrés principalement aux jeunes africains qui traversent méditerranée en quête de la vie « Cri d'une jeunesse africaine aux abois », à la population de Beni, au Nord-Kivu, en proie aux violences de groupes armés, « Sur les rues de Beni », à la dénonciation de l'injustice sociale «Cœur abattu ».

 « Cri d'une jeunesse africaine aux abois », (Poème dédié aux jeunes africains qui traversent méditerranée en quête de la vie)  

Chaque jour qui passe,

Je pleure sans cesse.

Je coule des larmes en tout sens

Mon cœur, saignant, préfère la mort que l’existence.

Délaissée, je vis sur le trottoir, étrange, sur mon territoire.

Je vis dans le désespoir.

Et non dans l’espoir !

Oh, je vais me sacrifier,

La périlleuse traversée bravée sur Méditerranée,

Tout béant de ceux en quête de la vie laminée (...)

 

Sur les rues de Beni (Poème dédié à la population de Beni, au Nord-Kivu, en proie aux violences de groupes armés)

Beni, cette ville, je la quittais,

Je partais !

Débout, le soleil jaunet effleurait mon front même.

On dirait que j’étais ressuscité, et que seul

Je m’approchais de Dieu, là-haut dans le ciel

Le sentier qui me conduisait était calme.

Pas de bruits sur les rues en plus!

Je n’y avisais personne de plus.

Je n’entrevoyais que les brousses longtemps fanées,

Décrépites par les affres de la guerre !

Tout était par terre !

Le monde inexistant était né !

Quand mes yeux s’écarquillaient encore,

Je voyais les morts, résultats de la guerre.

 La terre se métamorphosait

Elle prenait couleur du sang,

Sang des innocents !

Les fosses communes se creusaient (...)

 

Coeur abattu (Poème dénonçant l'injustice sociale).

Mon cœur a tant de peines,

Il gémit chaque semaine

Les larmes y sont pleines

Auprès de Dieu, il dépose sa plainte

Cœur sans page rose

Cœur victime sans cause,

De malheurs que lui causent

Les adorateurs du diable, sans pause (...)

 Aubin Kandembi

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