Les larmes d'un musicien congolais en plein État de droit !

Jossart Nyoka Longo

«Nous avons toujours été utilisés comme les filles de joie par les autorités. Nous sommes la seule classe sociale à qui les autorités ne prêtent pas attention. Nous sommes les plus frappés par cette crise de Coronavirus, plus de 4 mois sans prestations. Nous avons même fait une chanson de sensibilisation contre le Coronavirus pour laquelle nous n'avons pas été payés. Le ministre de la Santé a promis de nous payer, mais il ne nous a jamais appelés », déplore l'artiste musicien Jossart Nyoka Longo, Patron de l'orchestre Zaïko Langa Langa, à l'occasion de la fête de la musique.

Encore du silence

Les artistes congolais, en général, et les musiciens, en particulier, sont et demeurent victimes de la piraterie. À l’ère de l’État de droit tant décrié, il est inadmissible de les voir souffrir davantage en cette période de la crise sanitaire mondiale. Pour M. Jossart, sur une émission radiodiffusée populaire à Kinshasa, le silence des gouvernants est un « manque de considération » à l’égard des musiciens. Cette négligence, à l'en croire, serait due à l'absence d'une structure fiable censée regrouper les musiciens congolais.

À Jossart de poursuivre : « sur le plan économique, nous ne sommes pas protégés, même pas nos oeuvres. Au marché central de Kinshasa, il y a tout un pavillon où l'on vend nos produits piratés au vu et au su de tout le monde ».

Orel Bikandem

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