La chronique du Professeur Paul Zahiri: "La République va éviter d’être ainsi une simple dépouille"

La chronique du Professeur Paul  Zahiri: "La République va éviter d’être ainsi une simple dépouille"

A la différence de l’honneur, qui est le principe de la monarchie, et contrairement à la crainte qui est le principe du despotisme, et à la terreur qui est le principe de la dictature, la République a pour son principe la vertu.

Et en ce sens sa survie repose sur des consciences vertueuses, dont elle a besoin, pour être ce qu’elle a à être. Mais la vertu est d’abord une victoire de soi-même, sur soi-même. Elle est portée par une certaine capacité à la frugalité, et au renoncement. Qui sont toujours exigeants et donc bien souvent pénibles pour le plus grand nombre. Devant les avantages, matériels, et financiers, les privilèges et les immunités, beaucoup succombent facilement. Même ceux que nous sommes enclins à admirer, et à soupçonner le moins, prêtent le flanc et ne résistent pas à vrai dire, devant un opportunisme frangé d’un goût exagéré du lucre.

Or, la vertu, elle ne peut bien s’enseigner que par de bons exemples appris et que l'on donne. C’est au prix d’une telle exigence, d’excellence, que nous pourrons fonder le respect des institutions et la qualification des fonctions, pour ceux-là censés les incarner. La République va éviter d’être ainsi une simple dépouille. Et c’est la vraie conquête permanente qu’il faut inlassablement renouvelée pour que cette République et la culture républicaine naissent effectivement sous nos tropiques et prospèrent chez nous en Afrique.

Paul Zahiri

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