Paul Zahiri : "Lorsque la vertu cesse, la République est une dépouille"

Paul Zahiri : "Lorsque la vertu cesse, la République est une dépouille"

Que n'avons-nous eu de cesse de le ressasser, et comme le disait si génialement Montesquieu, dans "l’Esprit des lois". Lorsque la vertu cesse, la République est une dépouille. Par-là, la vertu est élevée au rang de la dendrite de la République, un principe fondamental.

A la différence de l’honneur qui est le principe de la monarchie, et de la la crainte qui est le principe du despotisme, ou à la terreur, qui est le principe de la dictature. La République a pour principe la vertu et en ce sens sa survie reposera sur des consciences vertueuses, dont elle a besoin pour être ce qu’elle a à être. 

Or la vertu c'est d’abord une victoire de soi-même, sur soi-même. Elle reste portée par une capacité à la frugalité, et au renoncement. Qui sont toujours et par excellence exigeants, et bien souvent très pénibles pour beaucoup. Devant des avantages matériels, et financiers, des privilèges et des immunités, nombreux sont ceux qui succombent naturellement et facilement. Même ceux que nous sommes enclins à admirer, et à soupçonner le moins, prêtent le flanc et ne résistent même pas à vrai dire.

Devant un opportunisme, frangé d’un goût exagéré du lucre. Alors que la vertu ne peut bien s’enseigner que par de bons exemples appris et donnés. C’est au prix de l'exigence d’excellence qui fonde le respect même des institutions, et la qualification des fonctions pour ceux qui sont censés les incarner que la République évite d’être une simple dépouille. C’est une conquête permanente qu’il faut inlassablement renouvelée, pour que la République et la culture républicaine naissent effectivement et prospèrent vraiment chez nous en Afrique noire.

Paul Zahiri

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