«Quand les frères d’une même mère se muent en ennemis. L’indifférence, l’escalades des rivalités pour le strapontin du pouvoir… »

«Quand les frères d’une même mère se muent en  ennemis. L’indifférence, l’escalades des rivalités pour le strapontin du pouvoir… »

Le philosophe Paul Zahiri revient ici avec une analyse «correcte » autour de la bataille entre politiques africains, alors que tous ont la même visée, la stabilité sociétale.  

«Dans les luttes politiques, pour le pouvoir, lorsque l’escalade des rivalités franchit un certain seuil, les rivaux finissent par nourrir des conflits sans fin, qui les indifférencient de plus en plus. Ils deviennent tous alors des doubles, voire même des jumeaux, les uns des autres. Pire encore ils se multiplient, à une vitesse vertigineuse, en contaminant par leurs duplications, de proche en proche, d’autres doubles.
En conséquence toute la société, dans une indifférenciation catastrophique, et généralisée, de doubles mimétiques, se contamine mutuellement et de façon considérable comme dans une épidémie.

Que cela se fasse au plan interpersonnel, ou collectif, le résultat est le même, et seule la contagion prévaut ici. Alors qu’au fond, ce qui était désiré, c’est-à-dire le pouvoir, est déjà perdu de vue et laisse peu à peu la place à la seule réciprocité haineuse. De nature verbale, ou physique, qui va poursuivre une courbe toujours exponentielle.

C’est ce qui se passe en Côte d’Ivoire, de manière élargie, au plan interne, ou externe, de tous nos partis politiques sans exception. Le peuple excédé va alors se tourner vers un tiers, externalisé, en guise de vulnéraire. En oubliant qu’il restera toujours déjà excédentaire. Donc susceptible de polariser une violence mimétique unanime, du tous contre un, comme dans le mécanisme victimaire du bouc émissaire ».

Paul Zahiri

 

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