Ces regrets qui désolent ici chez nous, l’Afrique !

Une scène de bagarre au Parlement de l'Ouganda

Est-il possible de repenser et de rejouer le politique, de manière générale, à notre époque, et sous nos tropiques ou bien le sens même du politique est irrémédiablement perdu? La pensée, qui est la volonté de l’essence, et de la vérité, cette façon d’aller au fond des choses, est devenue beaucoup plus faible, et échoue constamment devant la nécessité et les besoins primaires.

Des vertus comme la dignité, la fidélité de soi à soi-même ou même la probité intellectuelle, sont désertées à perte de vue, et à une vitesse vertigineuse. C'est vrai la peur de quelque souffrance et du manque d’argent, sont le lot de toute existence, et font peur. Alors les appels à l’enrichissement rapide pour le bonheur et la consommation, n’en sont que plus pressants.

La paupérisation, toujours croissante d’une importante frange de la population , poursuit avec une courbe exponentielle trop effrayante. Quoi de plus favorable alors à l’attrait des vocations d’affairistes, qui se font sentir dans les milieux, et les nouvelles classes, politiques. Où l’enrichissement se fait, très rapidement, dans les secteurs des avantages matériels, des privilèges, des immunités et des prébendes, ou autres concussions qui prospèrent.

Plus besoin de toutes ces convictions, et de leur base idéologique, avec ce que tout cela comporte d’exigence d’instruction, de culture, de créativité, et de dynamisme. Qui ont apporté à des nations une certaine prospérité. Dès lors tout le monde peut être à vendre, comme à acheter. Alors que l’ambition politique n’est d’autant plus légitime que quand elle procède d’une vocation profonde, enracinée dans des obligations larges. Qui suscitent le triage, des meilleurs guides, pour le guidage du peuple. Avec cette allégeance authentique de ceux qui seront d’un tout nouveau courage.

Paul Zahiri/Philosophe

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