Cris d'alarme : " La rue, mon toit, où vais-je me confiner.Donnez-moi la force de sortir de cette galère"

Cris d'alarme : " La rue, mon toit, où vais-je me confiner.Donnez-moi la force de sortir de cette galère"

Les enfants des rues face au danger du Covid-19

En République du Congo, la mobilisation contre le Covid-19 se fait également en chansons. L’artiste congolaise Mariusca Moukengue a ainsi choisi de « slamer » avec ses mots qui ont le pouvoir de mettre le doigt sur le sort des enfants de la rue à l’heure du confinement. « Qui se soucie des enfants que nous avons laissé aux soins de la rue. Comment font-ils pour manger ? Où s’abritent ils ? Ces enfants dits de la rue qui ne sont pas nés des arbres, comment s’en sortent ils ? », a demandé cette slameuse qui est juriste de formation.

« La rue, mon toit, où vais-je me confiner. La rue m’a enfanté le jour où le tissu familial s’est déchiré (…). Où vais-je me confiner ? Pour ma propreté, en qui faire confiance quand la règle et la méfiance face à cette pandémie allongent ma souffrance quotidienne (…). Donnez-moi la force de sortir de cette galère », a dit cette jeune artiste du verbe et de l’écriture qui ne fait pas dans la dentelle pour fustiger l’indifférence face au sort des enfants des rues. Une façon de rappeler qu’ils ne sont pas seulement à la merci du nouveau coronavirus, mais tout simplement de la misère.

A Brazzaville comme dans d’autres villes et localités du continent africain, la pandémie exacerbe les inégalités, exposant davantage aux dangers les enfants des rues qui ont rarement accès à un toit ou aux conditions d’hygiène nécessaires pour se protéger du virus. « Je n’ai eu que mon texte SLAM et cette fois ci mon corps aussi, pour lancer ce SOS », a insisté Mariusca Moukengue dans une vidéo partagée sur son compte Facebook.

ONU News/Titre de Reveilcongo.net

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